Depuis déjà 5 ans, J’ai rempli une dizaine de carnets de dessin. Et j’ai beaucoup peint au pastel à l’huile. Mais sans la peinture , il y aurait le dessin et cela me suffirait amplement. Aujourd’hui, je retourne à la simplicité du crayon à papier.
Je dessine tous les jours avec beaucoup de plaisir. Que ce soit au crayon ou au stylo. Et tout récemment, je me suis mise au crayon de couleurs. Je me suis dit qu’ils m’aideront à me remettre dans les fondamentaux du dessin. En ce moment, j’approfondis mes notions sur les couleurs. Elles ont souvent été pour moi un véritable casse-tête.
Les couleurs chaudes, les froides, leurs températures, leurs valeurs sont des notions au service de l’histoire qu’on souhaite raconter à travers notre art. Avant, j’utilisais les couleurs de manière très intuitive et aujourd’hui je souhaite davantage être intentionnelle. Je réapprends les couleurs pour connaitre leur richesse et ce qu’elles peuvent apporter à mon dessin.

Voici mon premier dessin: je n’ai jamais été une grande fan du violet. D’ailleurs, j’ai très peu de dessin avec du violet. Mais mon exercice ici était d’allier une couleur froide et une couleur chaude. J’ai pensé aux cases de Anne Eisner et je me suis dit qu’elles pourraient me servir de modèle lors de mes prochaines explorations
Ici, l’exercice est le même. J’ai utilisé une photo prise lors d’une promenade et j’ai souhaité ne m’en tenir qu’à du violet et à du vert de différentes températures. Les chaudes pour le coté lumineux et les froides pour l’ombre. Je ne suis pas très satisfaite de mon dessin car la température du vert sur les deux toits n’est en réalité pas la même sur la photo. Et sur mon dessin, j’ai utilisé le même vert, en lieu et place d’un vert sombre mais un peu plus clair que l’autre.

Mais finalement, j’aime bien l’association du vert et du violet. Ce sont deux couleurs froides qui vont bien ensemble.
Utiliser le crayon de couleur est aussi tout nouveau pour moi, tout autant que m’éloigner de mes modèles habituels. Mais je découvre de si belles choses en me plaçant dans cet inconfort que cela ne peut qu’être bénéfique pour mon art.